Un peu de... lecture pour le mois sans HORECA (et avec couvre-feu, etc.) - La conduite de voiture
- 11 nov. 2020
- 2 min de lecture

Texte écrit fin 2019. Pour encore une petite dose de légèreté autour des déplacements :)
Et donc, je déteste conduire.
J'évite soigneusement de devoir conduire, autant que possible. Surtout en ville.
Transports en commun, co-voiturage, détours alambiqués, dernièrement mon nouvel ami U.: tout est bon pour ne pas me retrouver au volant.
Même si ça me prend le double du temps, je préfère m'assoir dans un train/tram/bus et lire.
Je préfère faire le tour du ring que de traverser les grandes artères de Bruxelles.
C'est aussi mieux pour tout le monde: je suis dangereuse (6 échecs à l'examen de conduite à mon actif, avant d'avoir ce fichu permis).
Il y a des rares exceptions. Hier, par exemple.
Je dois accompagner ma petite Sélène à l'anniversaire de sa meilleure amie.
Choix: 12 minutes de voiture, plutôt dans mon coin, ou bien 45 minutes de transports, avec une correspondance, puis marche à pieds. Fois deux, pour l'aller, puis fois deux pour le retour.
Je suis crevée, je ne peux même pas attendre dans le coin de la fête avec ma grande Anaïs comme les autres années: elle fait des courses de Noël avec ses grands-parents. Et rester à l'anniversaire avec les autres parents et les enfants qui crient: juste au-dessus de mes forces.
Si je prends la voiture, je peux même faire une mini-sieste entre les deux, ce qui ne serait pas vraiment du luxe sur mon compteur sommeil.
Argument décisif.
Je prends la voiture.
Et rien, sur les quatre trajets, pas d'accident, je n'ai arraché aucune portière ni rétroviseur, je n'ai pas eu d'amende pour m'être à chaque fois mal garée, je n'ai failli renverser qu'une personne sur le passage piéton et une qui sortait d'entre deux voitures. Je n'ai prononcé que 47 gros mots et n'ai insulté qu'une vingtaine d'individus. Et je n'ai commis que trois infractions graves au code de la route.
Bon bilan. Fière.





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